L'association Surfrider a une présence remarquée sur le village du développement durable. Fondée par le triple champion du monde de surf Tom Curren, Surfrider avait pour objectif premier de préserver le terrain de jeu des surfers du monde entier. Mais comme l'explique Pamela Gerricke, représentante de l'association sur le village du Raid Bleu Normandie, son champ d'action s'est rapidement élargi.
"Aujourd'hui Surfrider s'est donné des buts multiples : préserver mais aussi mettre en valeur, sauvegarder dans un cadre de développement durable nos lieux de pratique, à savoir la frange littorale..." Pour ce faire, l'association s'est donnée deux grands axes de travail : un travail de recherche et d'observation avec la mise en place de laboratoires d'analyse et de surveillance de la qualité de l'eau, la participation comme conseil auprès des collectivités locales... Par ailleurs, Surfrider développe un volet éducatif notamment auprès des publics scolaires : expositions itinérantes didactiques simples, jeux de l'oie, livrets pour les enfants, travail en relation avec les instituteurs sont quelques unes des initiatives les plus marquantes.
Enfin, il ne faut pas oublier que chaque année au mois de mars, l'association, au sortir de l'hiver, organise sur tout le littoral européen des nettoyages de plage, qui sont encore une excellente façon de sensibiliser le public tout en faisant oeuvre utile.
En un mot : chapeau bas...
On se perd en conjectures sur les causes du dramatique accident qui a ému tout le village du raid Bleu Normandie : surchaufe du moteur du véhicule, rencontre fortuite d'une vache normande, abus de produits qui font rire...
Quoi qu'il en soit, la circulation en char à voile prototype sera désormais interdite à l'intérieur des tentes du village du développement durable.
Beau temps, belle mer sur Omaha Beach...
Vent de sud à sud-ouest 8 à 10 noeuds, tournant progressivement ouest 12 à 18 noeuds. le départ est programmé pour 11 heures pour un long raid à destination des îles Saint-Marcouf.
Heureux Billy Besson et Arnaud Jarlegan : vainqueurs de la première course du Raid Bleu Normandie, ils ont réussi à contenir les assauts des Néerlandais Mischa Heemskerk et Bastiaan Tentji menaçants jusqu'au bout.
"C'était particulièrement stressant... A la bouée de Port en Bessin, nous avons une bonne avance sur le reste de la flotte. Après il a fallu négocier le passage de la Pointe du Hoc à l'aller comme au retour. Il y avait bien quatre noeuds de courant et du coup dans un vent mollissant, les choix stratégiques deviennent essentiels." Pour cet équipage venu de l'olympisme, il a fallu proposer des plans stratégiques en lieu et place des considérations tactiques. "Apprécier sa vitesse est essentiel, mais il faut aussi savoir oser, se démarquer parfois du reste de la flotte. Et puis, sur cette première manche, il y a dans les cinq premiers, deux Français, un Néerlandais, un Britannique. Si on doutait du caractère international de la course !"
David, un des responsables locaux de Surfrider, a trouvé matière à démontrer que les surfeurs savent s'engager concrètement.
Un goéland blessé lui doit sûrement de pouvoir continuer sa carrière sur les plages du Calvados. Recueilli entre ses mains expertes, il a été acheminé dans une clinique pour oiseaux.
Les leaders de la course enroulent la bouée de Port-en-Bessin. devant le plus important port de pêche du Calvados, haut lieu de la pêche à la coquille, ce sont Billy Besson et Arnaud Jarlegan qui enroulent la marque en tête devant Mathieu Souben et Gurvan Bontemps.
Classement à la marque de Port-en-Bessin :
1 FRA 51 : Besson - Jarlegan
2 FRA 103 : Souben - Bontemps
3 BEL 50 : Bosser - Gramme
4 GBR 696 : Gummer - Forshaw
5 NED 007 : Heemskerk - Tentji
Les concurrents du dernier Trophée BPE ont subi la même malédiction au départ de cette première manche.
Armel Tripon devait affaler sa grand-voile pour replacer une latte dans son gousset, à quelques minutes du départ tandis que Liz Wardley et Eric Péron devaient retourner à terre en raison d'un problème de safran. Comme quoi, on peut parfois traverser l'Atlantique sans encombre et subir des avanies en bord de côte.