Ellen nous l'a dit en anglais, mais son plaisir était aisé à traduire :
"Il a fallu faire avec les conditions météos qui ne nous pas été favorables. Mais pour le reste, c'est impressionnant... Une organisation fantastique, on n'a jamais vu ça auparavant. On reviendra c'est certain..."
Ils n'ont pas pu aller chercher leurs adversaires Heemskerk et Tentij malgré une folle envie d'en découdre. Mais pour un équipage qui était venu sans ambition particulière, le résultat est plutôt convaincant.
"On ne va pas se plaindre. On a vu qu'on allait vite, dans l'ensemble au bon endroit. On s'est troué sur notre erreur de navigation, mais ça fait partie de la régate... On n' aucun regret, d'autant qu'on était venu pour voir comment on se situait. Une place de second, c'est toujours bon à prendre. Une chose est sûre : si notre planning nous le permet, on revient l'an prochain."
Bien évidemment, Gurvan Bontemps et Matthieu Souben auraient préféré pouvoir se battre pour le podium. La météo en a décidé autrement...
"Quel dommage de ne pas avoir pu défendre nos chances jusqu'au bout, mais ce sont les aléas de la météo. Pour le reste, c'est un plan d'eau qu'on découvrait : visiblement, c'est très technique. Du coup, aucun équipage ne pouvait se prévaloir d'une meilleure connaissance du coin. Pour le reste, organisation nickel. Et la course de char à voile a été un grand moment !"
Armel Tripon, barreur de "Gédimat" et son équipier Jérôme Le Joubioux étaient venus sans ambitions de résultat sur ce raid. Visiblement, ils ont été conquis par le Formule 18.
"J'étais venu avant tout pour apprendre... Le Formule 18 demande des prises de décision très rapides du fait de la vitesse des bateaux. C'est une excellente école qui devrait me servir par la suite en Figaro. Sur nos monocoques, on a le temps d'anticiper. C'est toujours bien de se remettre en danger sur une autre série que celle que l'on a l'habitude de fréquenter. Quant à l'organisation, on sent qu'il y a du vécu derrière."
Wladimir Igor Choranowski, Vice-ministre chargé des sports de la jeunesse et de la joie de vivre de la toute jeune république de Kukurbitoutchénie est venu en toute discrétion rendre une visite amicale au Raid Bleu Normandie.
Accompagné de son assistante, la sémillante Anouchka Popotinoslava, le Vice-ministre s'est déclaré très impressionné par le concept et la qualité d'organisation du Raid Bleu Normandie.
Au point de demander à Denis Horeau de réfléchir à la transposition du concept dans les steppes de Kukurbitoutchénie. Bien évidemment, il ne s'agirait pas de calquer trait pour trait, les modes d'organisation du Raid Bleu Normandie. Le site envisagé se situant à 1856 Kilomètres de la mer à vol d'oiseau, le Vice-ministre s'est dit prêt à mettre à disposition des compétiteurs, une flotille de dromadaires en lieu et place des Formules 18.... Voilà en tout cas une épreuve qui devrait elle aussi faire la part belle au développement durable.